De l'histoire de Cuba - Par René Lopez Zayas - 26 juillet 1953



Le 26 juillet 1953, l'assaut des casernes de Santiago de Cuba (Guillermón Moncada) et de Bayamo (Carlos Manuel de Céspedes) dans l'est du pays a eu lieu ... événements qui ont donné lieu à la fondation du Mouvement révolutionnaire 26 Juillet (M-26-7).


Indépendamment de l'échec militaire, l'action a été considérée comme réussie parce que - du moins - le leader incontestable de l'avant-garde politico-révolutionnaire et du peuple cubain s'est imposé; Fidel Castro Ruz.


À la fin de 1953, les combattants des agressions du 26 juillet qui avaient été poursuivis et jugés ont été transférés de la prison de Boniato, à l'Est de Cuba, à la prison modèle de l'île de Pinos (aujourd'hui l'île de la Jeunesse).


Peu de temps après, Fulgencio Batista a été contraint, sous la pression populaire, de décréter l'amnistie pour tous les prisonniers politiques. La poursuite du combat était ainsi habilitée.


Près de deux ans après l'attaque à la caserne de Moncada, le chef maximum partit pour le Mexique, et de la nation aztèque il revint, sur l'expédition Granma, et dirigea magistralement la poursuite de la guerre nécessaire.


Fin 1956, Fidel Castro établit une base de guérilla dans la Sierra Maestra qui finit par vaincre les troupes du dictateur Fulgencio Batista le 31 décembre 1958. Le lendemain matin le peuple fêtait la victoire définitive.


Voici les raisons pour lesquelles nous célébrons le 26 juillet, Journée nationale de la rébellion.


Cette soi-disant fête nationale est surtout une commémoration politico-historique, ainsi soulignée par la direction centrale du pays.


Une certaine émulation nationale va décider quelle province mérite d'accueillir l'événement politique central et d'organiser le plus gros de la fête, par ses réussites particulières au point de vue socio-économique.


Les ouvriers, par tradition, saluent la commémoration avec leur effort au travail et production résultant.


Tous les travailleurs de Cuba ont quand même congé à l'occasion de ce jour festif, où de nombreux marchés et de diverses prestations gastronomiques sont spécialement organisés dans les places publiques. De la bière et du rhum à flots sûrement et peut-être un concert de salsa dans les villes principales.


C'est aussi le moment de déployer les plus beaux drapeaux cubains sur les balcons ou façades des bâtiments. On respire une ambiance de fierté et de cubanité. Un sentiment d'engagement pour la cause révolutionnaire plane au-dessus des têtes.


Cette année l'exaltation habituelle s'est logiquement retenue. L'ambiance typique n'est pas la même.


Pour vrai dire ce n'est pas non plus la plus grosse fête populaire annuelle. Les cubains s'éclatent bien davantage lors des festivités pour nouvel an... ou le carnaval, mais ça, c'est le sujet de tout un commentaire à part.