De Cuba - Par René Lopez Zayas - La migration



À Cuba, La Havane est la ville où vit près de 20 pour cent de la population de toute l'île; cependant, la migration vers la capitale n'est pas la plus élevée parmi les différentes strates, selon les statistiques du Centre des Études de la Population.


Il y a une migration échelonnée à Cuba; c'est-à-dire que les gens se déplacent principalement des zones rurales dispersées vers les petites villes ou villages; puis en deuxième place aux sièges municipaux et enfin aux grandes villes.


Au contraire, ceux qui se déplacent de la capitale cubaine vers les provinces et les zones rurales constituent le chiffre le plus bas de même pas 1 migrant pour mille habitants.

Selon le dernier recensement de la population réalisé en 2012 à Cuba, 88,8% de la population vit dans la même province d'origine, ces dernières années, la tendance de la population cubaine est toujours de se concentrer dans les zones urbaines.


Les personnes qui migrent à l'intérieur de Cuba, près de 22% de la population, se réfèrent avant tout à des raisons naturellement économiques.


D'autre part, selon les données officielles, 38% de la population cubaine ont de la famille vivant à l'étranger de manière temporaire ou permanente. En d'autres termes, près d'un million et demi de familles cubaines sont actuellement divisées.


Parmi les Cubains vivant à l'étranger, 77% envoient régulièrement une forme quelconque d'aide à leur famille et 95% de cette aide est constituée de transferts de fonds.


Cuba compte, selon l'ONU, plus de 1 650 000 émigrants, soit environ 15% de la population cubaine.

Cuba est alors, selon ces données officielles, en 140ème position du classement mondial des émigrants de 195 pays.


Les compatriotes les plus aventureux voyagent pour résider principalement aux États-Unis, où vont 80,82%, suivis de loin par l'Espagne, 8,55%, et l'Italie, 2,25%.


Les Cubains aux États-Unis constituent la plus grande communauté cubaine en dehors de leur pays et la cinquième plus grande communauté hispanique aux États-Unis, après les Mexicains, les Portoricains, les Vénézuéliens et les Salvadoriens.


Ses contributions les plus pertinentes sont les envois de fonds familiaux, dans le domaine des arts et une incidence controversée et surdimensionnée en politique.

Aux États-Unis, il y a ainsi un peu plus de 1 340 000 immigrants cubains, selon le United States Census Bureau, concentrés principalement dans l'état de Floride, mais aussi dans d'autres comme la Californie, le New Jersey, New York et le Texas.


Pendant les premières décennies du 20ème siècle, la plus grande des Antilles des Caraïbes était un territoire d'immigration. Des milliers d'étrangers cherchaient à l'époque à profiter d'un moment florissant de l'économie cubaine.


Depuis les années 30, le courant migratoire aurait changé et Cuba est devenu alors un pays d'émigration. Ce ne fut pourtant qu'après le triomphe de la Révolution cubaine en 1959 que ce phénomène social s'accrut vraiment.


Depuis lors un plus grand nombre de Cubains ont commencé à émigrer aux États-Unis, la plupart s'installant à Miami. Ces premiers Cubains avaient quitté leur pays principalement en raison de la nationalisation de l'ensemble de l'économie cubaine. Entre les années 1960 et 1970 on calcule que 250 000 cubains ont quitté Cuba vers la Floride.


Après cet exode initial, plusieurs incidents se sont produits qui ont provoqué d'autres départs massifs de Cubains vers les États-Unis.


On se souvient principalement de l'exode du Mariel, entre le 15 avril et le 31 octobre 1980. A cette occasion, 125 000 Cubains ont quitté l'île à bord de bateaux en provenance des États-Unis.


Le 13 août 1994, Fidel Castro a annoncé qu'à partir de ce moment, les gardes-frontières cubains se retireraient, permettant à quiconque le souhaitait de quitter le pays. Cette action a provoqué la soi-disant «crise des balseros». Plus de 30 000 Cubains ont sauté à la mer avec des moyens de navigation précaires, la plupart en radeaux improvisés, cherchant à échapper à une situation économique particulièrement difficile.


Malheureusement, nous ne pouvons pas dire qu'ils se sont tous rendus en toute sécurité sur l'autre rive.


Actuellement, il existe une loterie pour les visas uniquement pour les citoyens cubains, selon laquelle quelque 20 000 Cubains pourraient se rendre aux États-Unis chaque année.

Selon les chiffres de la SINA (Section des Intérêts des États-Unis à La Havane), plus de 500 000 Cubains s'étaient inscrits à ce premier appel pour la tombola organisée en 1998.


Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, un peu plus d'un demi-million de Cubains résidant de façon permanente en Amérique du Nord ont pu revenir pour la première fois sur l'île où ils sont nés et dont ils étaient partis une fois pour de bon.


J'espère bien que, par ce mois de novembre et pour le grand bonheur de tous, il y aura à nouveau ce changement politique, tellement nécessaire, qui nous permettra enfin de nous réunir librement, les familles des deux côtés du courant du golfe.

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