Algues sargasses : pourquoi il n'y en n'a pas (ou peu) à Varadero?


Photo tirée du site https://oceanexplorer.noaa.gov/facts/sargassum.html



Toutes les algues ne sont pas des sargasses


Les océans sont l'habitat naturel des algues. Il est donc normal d'en retrouver à l'occasion sur la plage, surtout si la mer a été agitée.


Mais pourquoi parle-t-on tellement des sargasses depuis quelques années et qu'est-ce qu'elles ont de particulier ?


Si on parle tant des sargasses, c'est qu'elles sont venues s'échouer sur certaines plages de façon extrêmement envahissante.


En plus d'encombrer les plages, elles dégagent une odeur nauséabonde et des gaz qui peuvent incommoder certaines personnes.


Ce qui distingue les sargasses et explique en partie pourquoi elle se retrouve sur les plages, c'est que plusieurs variétés de sargasses ne sont pas "attachées" au fond de la mer et sont donc plus facilement transportées par les courants marins.


" Les frondes de certaines espèces tropicales peuvent atteindre plusieurs mètres de long (jusqu'à 12 mètres). Elles peuvent être fixées au fond par un thalle dit « coriace », mais certaines Sargasses vivent parfois de manière exclusivement flottante ; principalement dans la mer du même nom, dans l'océan Atlantique. " Source : Wikipédia




Les marées brunes


"En 2011, une première vague d’échouage, sans précédent, touche la zone Caraïbe. Les dépôts littoraux y dépassent parfois 1 mètre d'épaisseur ; ils piègent les tortues de mer et emplissent l'air d'une puanteur évoquant l’œuf pourri sur une partie significative des Antilles. Depuis le phénomène tend à empirer, et il pourrait en 2018 (d'après les tendances déduites des images satellitales) encore battre des records. Les Antilles françaises subissent des échouages massifs de Sargassum fluitans et Sargassum natans(entre 20 000 et 40 000 tonnes de sargasses sur le seul littoral guadeloupéen.

Ce phénomène sans précédent ajoute ses effets à celui de marées vertes localement constatées depuis la fin des années 1980, dues à des algues du genre Enteromorpha qui pullulent saisonnièrement en raison de la pollution azotée provenant principalement, au début des années 1990, selon Ifremer, des rejets domestiques directs dans certains bassin-versants." Source : Wikipédia

Pour en savoir plus sur cette algue, l'article de Wikipédia est bien documenté : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sargassum



D'où viennent les algues sargasses qui envahissent les plages ?


Vous aurez probablement envie de répondre : "De la Mer des Sargasses !" Oui et non.


Les sargasses qui envahissent les plages des îles des Caraïbes, du Mexique et de la Floride proviennent, selon les dernières études, des côtes du Brésil.


Source l'image : https://www.themontserratreporter.com/category/international/page/44/


Source de l'image : https://blogdelaconquista.wordpress.com/2017/02/20/20-de-febrero-la-expedicion-de-hernandez-de-cordoba-deja-atras-cuba/


Source de l'image : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0079661118300259


On comprend avec ces cartes, que Cuba est "protégée", pour le moment du moins, des marées brunes.


Lorsqu'il y a des algues sargasses à Cuba, elles proviennent habituellement de la Mer des Sargasses et ne sont pas trop envahissantes.


Source consultée le 31 août 2019 : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1jQbixC2zZfrxgRTmZYULzDvHPwGmbsZh&ll=20.842157938772782%2C-79.70156932595819&z=7


Voici la photo des sargasses signalées sur cette carte en juillet 2019 :


Ça ne ressemble pas du tout à ce qu'on peut voir sur les plages du Mexique et autres !


Les algues sargasses qu'on retrouvent sur la côte opposée à Varadero et aux cayos sont probablement celles qui proviennent du Brésil cependant.


Pour les personnes qui veulent en apprendre plus


Voici quelques sites intéressants :


Les sargasses pour les nuls (en anglais) : http://sargassummonitoring.com/2019/05/31/sargassum-for-dummies/


Qu'est-ce que les sargasses (en anglais) :

https://oceanexplorer.noaa.gov/facts/sargassum.html


Article scientifique assez complexe (en anglais) : https://oaktrust.library.tamu.edu/bitstream/handle/1969.1/153840/FRAZIER-THESIS-2014.pdf?sequence=1&isAllowed=y



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